Au jour le jour : les mécènes sportifs de l’expédition

Les partenaires de l’aventure Manaslu2009

L’expédition de Florent et Philippe a été financée par des fonds de mécènes sportifs, des entreprises qui ont fait le choix d’investir dans une aventure humaine et sportive (lire le billet sur le mécénat sportif).

Qui sont-elles? Des entreprises et des organismes poitevins mais également des entreprises implantées dans toute la France (lien vers leurs sites dans la colonne de droite).

Partenaires Manaslu 2009

Leurs motivations? associer leur image à celle d’une aventure qui véhicule des valeurs fortes : solidarité, volonté individuelle, esprit d’équipe, effort, dépassement de soi…

NB : Le mécénat solidaire ou les fonds récoltés auprès des particuliers et des organismes qui ont choisi de soutenir le volet solidaire de ce projet vont eux permettre à Amélie et Sylvain d’aller à la montagne avec leur maman, Fabienne.

Carte postale François Damilano – 29 mai (Népal)

Personnages de TardiLa carte de François Damilano de ce jour est saisissante.  Il revient sur le lundi 18 mai, dernier camp avant le sommet.

On croise dans son récit   »une sentinelle gelée« ,  des « silhouettes masquées et titubantes« , des personnages à la Tardi…

Le pays de l’oxygène rare est peuplé d’étranges créatures.

À vous de lire : « Chronique d’un 8000 mètres : Un champ de bataille »

Source : site Libévoyage - Illustration : Historial de la grande guerre/ Tardi

Au jour le jour : le pays de l’oxygène rare

Pour prolonger les « Flash back de Philippe » et mieux appréhender les conditions extrêmes dans lesquelles nos deux alpinistes ont vécu :

Florent et Philippe  ont affronté un phénomène physique qui devient redoutable dès lors que l’on est en altitude extrême (+ 5 000 m) : l’hypoxie. Elle entraîne le mal des montagnes, plus ou moins aigu.

La définition de l’hypoxie

L’être humain a besoin d’oxygène pour vivre. Cet oxygène contenu dans l’air est transporté par l’hémoglobine, contenue dans nos globules rouges, et constituant de notre sang.

Si l’apport en oxygène diminue, le sang transporte moins d’oxygène : c’est l’hypoxie. C’est une forme d’asphyxie de notre organisme et des tissus qui le composent entraînant une souffrance cellulaire en particulier aux niveaux cérébral et pulmonaire.

L’hypoxie et l’effort physique

Gouttes de sangLorsque l’altitude augmente, la pression atmosphérique diminue. Lorsque la pression atmosphérique diminue, la pression partielle de l’oxygène dans l’air ambiante diminue. Conséquence : il passe une moins grande quantité d’oxygène dans le sang.

L’oxygène est indispensable à l’effort musculaire, l’hypoxie diminue la performance sportive.

À 5000 m le volume d’oxygène est diminué de 30% ; à 8 000 m de 70%. Pour compenser cette rareté d’oxygène, l’organisme a besoin d’un nombre plus important de globules rouges.

 L’acclimatation progressiveIllustration montagne

Les 10 jours de trek avant l’ascension ont permis aux organismes des équipiers Manaslu 2009 de multiplier leurs globules rouges et d’affronter les derniers 3 000 m de dénivelé dans les meilleures conditions possibles.

L’expérience de Florent et Philippe nous enseigne qu’il existe une grande variabilité individuelle dans la réponse à l’altitude. Pour éclairer la décision de Paulo Grobel, il faut également savoir que pour l’homme, la vie permanente au delà de 4 000 m n’est pas possible ;  l’état de santé, après une phase d’acclimatation, se dégradant au fur et à mesure que le séjour se prolonge.

Carte postale de François Damilano – 26 mai (Népal)

Photo François Damilano Libévoyage 26 mai 2009François Damilano, comme Philippe le fait depuis plusieurs jours, revient sur les événements des derniers jours de l’ascension du Manaslu. Beaucoup d’émotions pour ce passionné de haute montagne.

À vous de lire : Chronique d’un 8000: la solitude du guide

Photo : François Damilano - Libévoyages

Au jour le jour : vous et le blog Manaslu 2009

Des commentaires passionnésblog

75  articles (billets de Philippe et Florent, cartes postales de François Damilano, billets thématiques…) et près de 200 commentaires postés sur le blog Manaslu 2009 depuis le début de l’expédition. Des commentaires sous forme de messages adressés à Florent, Philippe et autres membres de l’équipe Grobel/Manaslu 2009 : Paulo, François, Luc, Laurent, Pierrol…. Des messages envoyés par la famille, les amis, des passionnés de montagne, des anonymes, des esprits critiques (parfois)…

Tous ces commentaires ont donné à l’aventure himalayienne de Florent et Philippe une vraie dimension émotionnelle. Ils ont permis de patienter en attendant les nouvelles de nos grimpeurs, de partager les impressions et les inquiétudes, de permettre à Florent et Philippe (dès son retour) de mesurer la ferveur qu’ils ont suscitée.

Un rendez-vous quotidien

Ces dernières semaines, vous avez été entre 250 et 300 par jour à venir prendre des nouvelles des Himalayistes soit près de 3 000 visites sur la phase finale de l’ascension (14-24 mai). Le blog a enregistré un pic de fréquentation les 19 et 20 mai pour le billet de Philippe en direct du camp 7 à la veille de la tentative d’ascension du sommet : 800 internautes sur deux jours.

Centre presse, Libévoyages, Mond’école (site des enfants scolarisés au Cned), le site de nos partenaires (liste en colonne de droite)… ont fait des liens vers le blog Manaslu 2009.

Le blog continue !

Philippe va envoyer des billets en direct du Népal jusqu’au 3O mai, date de son embarquement pour la France.

À partir de début juin, le blog va permettre à nos deux Himalayistes de nous en dire plus en mots et en images... et d’annoncer des dates de rencontres.

MERCI

À très vite  donc !

Webmaster du site : Philippe Ringuet

Commentaires sur le blog

Bonjour,
Le comité de modération s’est réuni. Les commentaires ayant trait à la politique ne seront plus validés. Nous rappelons qu’il s’agit d’un site lié à une expédition à but sportif et humanitaire et non un site ayant un quelconque but politique.
Merci de votre compréhension…

Au jour le jour : Florent témoigne

Florent Valleise

Florent Valleise

Premières impressions de Florent de « retour sur terre » à lire dans un article paru ce week-end (numéro daté du samedi 23 mai 2009) dans la Nouvelle République (page 3 – Vienne actualité).

Extrait :  » Je me sens très bien. Je suis juste un peu fatigué mais c’est une fatigue saine, de montagne ».

Drapeaux

 

 

 

>>> Article complet en ligne : Nouvelle République – samedi 23 mai 2009

Message de Philippe, dimanche 24 mai, 14 heures (à Poitiers).

Mercredi 20 Mai :  jour de grande frustration. Vers 7 700 mètres, alors que nous progressions allègrement, vers 7 heures 30, Paulo prend la décision de faire demi-tour ; elle s’applique à toute l’expédition, en dehors de François DAMILANO, également guide, qui décide de continuer. Il progresse une centaine de mètres et renonce à son tour « l’atmosphère est trop glauque » nous dit-il.

Nous démontons les tentes installées à 7 400 mètres et commençons la descente, dangereuse, sans visibilité, dans le cumulus qui noircit.

Vers 11 heures 30, nous repassons devant « Arthur », le grimpeur anonyme, mort, figé dans la glace à 7 300 mètres, qui salue de sa posture glacée d’appel à l’aide, les candidats au sommet.

Coup de théâtre, vers 13 heures 30, le ciel s’éclaircit, le beau temps s’installe pour tout l’après-midi nourrissant nos regrets et nos conversations :

- avons-nous fait une erreur de diagnostic météo? Yann, notre routeur météo à CHAMONIX, culpabilise ; il a lu trop tard pour nous en informer, que les cumulus du petit matin se dissiperaient, nous offrant un créneau conséquent pour monter au sommet.

- ne pouvait-on pas dormir une nuit de plus à 7 400 mètres? À cause des 4 jours de tempête, nous avons déjà ajouté 2 jours au process initial. Notre guide a estimé d’une part, que 18 jours à plus de 5 000 mètres étaient une épreuve qu’il ne fallait pas prolonger et d’autre part, que la logistique du retour ne permettait pas de perdre un troisième jour supplémentaire.

Faire l’ascension d’un 8 000 mètres, c’est comme entrer dans la cage du lion. Si on prend trop de risque, si on ne respecte pas le process et le calendrier défini à l’avance, on ferme derrière soi la porte de la cage et l’issue est inéluctable.

Pour ma part, avec 2 côtes cassées dès le 24 avril, j’ai cru longtemps ne pas être en mesure de poursuivre la course. Je ne suis pas trop déçu d’avoir du renoncer avec mes camarades à 7 700 mètres et vous raconterai dans les prochains billets les péripéties, les drames et les joies qui furent nombreux dans cette ascension.

À demain,
Philippe

Message de Philippe (redescendu à 3.400 mètres), ce vendredi 22 mai, 18 heures (Poitiers)

7.700 mètres, altitude maximale!

Mercredi 20 mai : nous sommes au dernier camp et nous ne souffrons pas des phénomènes habituels dus à l’altitude ; nous nous sommes bien acclimatés ; nous avons beaucoup diné et petit-déjeuné. Personnellement, je ne me sens pas atteint par des troubles du comportement et suis prêt à affronter le dernier jour d’escalade pour atteindre le sommet.

La nuit est très froide. Nous nous réveillons vers 3 heures ; il nous faut 2 heures pour nous restaurer et nous équiper avant de sortir de la tente. J’ai quelques inquiétudes, l’extrémité de mes deux pouces étant un peu gelée.

Nous partons, sereins, au lever du jour.

De ce camp 7, nous avons une vue extraordinaire : en dehors du Manaslu, il n’y a aucun sommet plus haut.

Nous progressons avec prudence sur la glace vive, mais rapidement ; nos sacs sont presque vides et nous sommes très motivés.

Vers 7 heures du matin, le ciel se charge douloureusement… La décision de Paulo n’est pas discutable: nous faisons demi tour!

Nous sommes à quelques 4 heures du sommet et nous vivons ce changement de direction comme une injustice, mais nous sommes tous vivants et en bonne santé!

Dans une prochaine chronique (en principe, demain), j’expliquerai plus précisément les raisons de notre renoncement à 500 mètres du but.

Carte postale François Daminalo – 20 mai (Népal)

Le somment du Manaslu presque atteint (Photo F Damilano pour libévoyage)Presque… Quelle aventure tout de même !!!

Extrait :  « En fait, le mauvais temps est arrivé tout de suite. Beaucoup de blizzard, tout était très  sombre. On montait, montait, puis Paulo a décidé que la sécurité imposait de ne pas poursuivre. »

 

 

Pour lire la carte postale de FD (libévoyages): Chronique d’un 8000: le sommet enfui

Photo : libévoyages

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