Après 48 heures très difficiles, François Damilano a tenu à envoyer un nouveau billet pour rendre compte des derniers événements de l’expédition himalayenne Manaslu 2009.
La nouvelle est tombée : Florent rentre !
« … Florent le Poitevin qui à cette heure-ci doit déjà être de retour à Katmandou. Ses douleurs cervicales, dues à un accident de moto, étaient telles qu’elles ne lui ont pas permis de continuer… »
Article complet libévoyages, cliquez sur ce lien : « Deux nuits très éprouvantes sous la neige mais le soleil revient »

Photo : François Damilano - Manaslu 2009/Libévoyages
Bande dessinée
Pour vous plonger dans l’univers de la haute montagne et des peuples de l’Himalaya, allez voir du côté des albums de bande dessinée de Cosey.
Fasciné par la culture tibétaine et le bouddhisme, Cosey installe pour neuf albums son héros Jonathan, au Tibet, pays qu’il découvrira par lui-même à la fin des années 70.
Quelques albums de Cosey avec Jonathan :
- Souviens-toi, Jonathan…
- Et la montagne chantera pour toi
- Pieds nus sous les rhododendrons
- Le berceau de Bodhisattva

- L’espace bleu entre les nuages
- Douniacha, il y a longtemps
- Kate
- Le privilège du serpent
- Celui qui mène les fleuves à la mer
- La Saveur du Songrong…
Pour en savoir plus sur Cosey : cliquez ici
Des nouvelles de l’expédition Manaslu/Grobel. Entre 6 150 et 6 450 mètres. Camp 3 et camp 4.
Extrait : » On commence à parler sur les flancs du Manaslu de « ce groupe bizarre »… »
Bonne lecture… avec des gants.

source : photo F. Damilano - libévoyages
Dès que l’on parle d’expédition en Himalaya, le terme Sherpa arrive très vite dans la conversation. Quelle est l’origine de ce terme et que signifie-t-il ?
Un peuple venu de l’est
Les Sherpas forment un peuple, un groupe ethnique originaire du Tibet. En tibétain, shar signifie « Est » et pa « peuple » ; le mot sherpa désigne donc ceux qui viennent de l’Est.
Ils ont quitté, il y a plus de 500 ans, la province de Kham, à l’est du Tibet pour venir s’établir dans les hautes vallées himalayennes du Népal. Le peuple Sherpa compte aujourd’hui environ 160 000 personnes.
Vivant au pied des hauts sommets, courageux et endurants, les Sherpas ont vite été remarqués et appréciés par les alpinistes occidentaux désireux de conquérir les sommets de l’Himalaya.
Des porteurs en haute montagne
Le sens de « porteur en haute montagne » s’est répandu à la suite des grandes expéditions himalayennes. En 1950, Maurice Herzog atteint le sommet de l’Annapûrnâ. En 1953, le britannique Edmund Hillary et le sherpa Tensing triomphent de l’Everest.
Aujourd’hui, des Sherpas sont membres à part entière des expéditions organisées par Paulo Grobel.
Les Sherpas, exposés à la haute altitude depuis des générations, auraient développé des mécanismes physiologiques d’acclimatement génétique : augmentation de la surface alvéolaire et hémoglobine particulière. Leur capacité pulmonaire s’en trouverait donc accrue.
>>>>>en bref : Aujourd’hui, le terme sherpa est couramment utilisé pour désigner ceux qui pratiquent les métiers de la montagne (et non pour désigner les membres de l’ethnie dont il emprunte le nom).
Sources : wikipédia - cnrtl.fr/lexicographie - Paulo Grobel
Cime, antécime, pic central…
Nombre couramment admis, quatorze est assurément faux si on entend par sommet une cime bien individulisée et suffisamment distante d’une autre. Ainsi, Le Lhotsé Shar (8 400 m) ne serait-il pas qu’une antécime du Lhotsé ; le Yalung kang (8 505 m) un simple gendarme de l’arête du Kachenjunga ; le pic central de ce même Kachenjunga (8 482 m) qu’une simple pointe…?
Manaslu, le 8e sommet du monde
Alors le Manaslu, sommet parfaitement indépendant, est-il le 8e sommet du monde ou le 5e? Quelle importance !! Il faudra pour Florent et Philippe gravir un à un les mètres qui conduisent au sommet.

Au pays de l’oxygène rare…
Ils sont quatorze et ce sont des géants.
Des géants de neige et de roc,
immaculés et indestructibles.
Au pays de l’oxygène rare…
dernière marche avant le ciel,
ils nous accueillent au plus près des Dieux.
Du sommet, notre regard embrasse l’horizon des Hommes
et se perd au plus profond de nous.
Du pays de l’oxygène rare…
nous reviendrons…,
forcement différent !
Extrait du site de Paulo Grobel
Tags: antécime, cime, Florent Valleise, Kachenjunga, Lhotsé Shar, Manaslu, oxygène, Paulo Grobel, Philippe Mahou, sommet, Yalung Kang
Ascension (J14-32) | Rédactriweb |
10 mai 2009 12:00 |
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Des grimpeurs solidaires
A l’opposé des ascensions traditionnelles dans l’Himalaya qui voient des grimpeurs solitaires s’éparpiller le long des dénivelés considérables, le groupe des « Manaslu 2009″ a choisi de progresser en cordée c’est-à-dire ensemble, par binôme et de s’attendre régulièrement de sorte à dresser ensemble, chaque jour, les tentes en altitude.
L’hypoxie, le manque d’oxygène, altère les facultés mentales et gêne considérablement l’analyse. En haute altitude, les risques sont souvent mal évalués ; les prises de décisions aléatoires.
Des décisions mutualisées
Pour limiter ce phénomène, les grimpeurs de l’expédition ont décidé de mutualiser les prises de décision, ce qui suppose de rester groupés et de prendre le temps d’échanger.
Par exemple, la pharmacie est mutualisée de sorte qu’aucun alpiniste ne pourra s’automédicaliser sans en avoir informé le reste de l’équipe voire sans l’avis des autres grimpeurs.
Progresser et décider ensemble !
Photo : groupe des Manaslu 2009 - week-end de préparation - mars 2009
Yan Giezendanner, le routeur des cimes
Chaque jour, Paulo Grobel, guide de l’expédition Manaslu 2009, est en liaison satellite avec son contact basé à Chamonix (France) : Yan Giezendanner, routeur météo des grandes expéditions en Himalaya.
Voyages.libération.fr consacre un article à son travail et met, tout particulièrement, l’accent sur son rôle dans l’expédition Manaslu 2009.
- Début de l’article : « Tout au long de l’expédition que François Damilano suit avec sa caméra, et qui doit mener les huit clients au sommet du Manaslu (8163m), le guide Paulo Grobel appelle régulièrement son ami Yan Giezendanner, qui est «routeur météo». De Chamonix, le prévisionniste de Météo France l’aide à anticiper et à organiser la progression de l’expé. Cloué dans un fauteuil roulant par une sclérose en plaques, Yan Giezendanner qui a inventé le routage des cimes, guide les plus grands alpinistes français sur toutes les montagnes du monde…. »
>>>>la suite :« Quel que soit le temps, c’est moi qui décide » (Voyages.libération.fr – article d’Eliane Patriarca – 4 mai 2009)
Himal-alaya (sanskrit) : terres froides, demeures des neiges
Situé au nord du Népal sur plus de 1 000 km, l’Himalaya se compose des plus hautes montagnes du monde (Manaslu -मनास्लु - 8 163 m,
signalé par un A). Il est né de la collision du contient indien et du continent tibétain. De masse volumique plus élévée, l’Inde s’est glissée sous l’Asie et l’a soulevée à des hauteurs vertigineuses, formant d’est en ouest une chaîne exceptionnelle.
Vivre à l’altitude du Mont blanc
A la même latitude que le Koweït, le Népal serait un pays chaud si l’altitude ne le refroidissait pas. S’il était au niveau des Alpes, l’Himalaya serait recouverte d’une immense calotte glaciaire. Au lieu de cela, les alpages montent jusqu’à l’altitude du Mont Blanc et les hommes ont appris à vivre à près de 4 000 m au dessus du niveau de la mer.
« Nos montagnes commencent là où les vôtres se terminent » disent justement les Népalais.
Pour en voir plus : rendez-vous sur google map et tapez « Manaslu, Népal »
Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site de l’Ambassade de France au Népal
Tags: 4000, Alpage, altitude, asie, himalaya, inde, latitude, Manaslu, Mont Blanc, montagne, neiges, Népal nord, sanskrit, terres
Ascension (J14-32) | Rédactriweb |
7 mai 2009 12:00 |
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La très haute montagne autrement
Lors des deux week-ends de préparation, les « Manaslu 2009″ ont arrêté les grands principes de l’expédition. Ces points clés touchent autant à l’éthique de l’organistion qu’à la logistique :
- épuration des moyens
- respect de son corps, recherche d’intériorité
- valorisation des relations entre chacun et solidarité
- pas de camp de base luxueux, avec ordinateur et groupe électrogène
- pas de communication extérieure en haute altitude (+ 5000m) pour préserver la concentration
- attention particulière apportée à la préparation du matériel et à la nourriture d’altitude
- progression encordée
- pas d’oxygène, pas de soutien pour atteindre le camp supérieur

- pas de cordes fixes sauf nécessité absolue
- proximité avec l’équipe Népalaise et les gens de Samdo
… sans oublier l’engagement de limiter l’empreinte écologique de l’expédition (gestion des déchets notamment) au sens de la Wilderness Mountain Association :
« Chacun doit s’efforcer d’effacer la moindre trace de son passage »
Tags: concentration, cordée, déchet, éthique, logistique, Manaslu, Népalais, préparation, progression, respect, solidarité, Wilderness Mountain
Ascension (J14-32) | Rédactriweb |
6 mai 2009 12:00 |
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16e jour : camp 1 – 5400 m d’altitude
François Damilano continue à communiquer via sa carte postale hebdomadaire envoyée à Libération.fr. Des nouvelles fraîches… très fraîches
>>> cliquez sur ce lien pour ouvrir la carte du 4 mai : « Chronique d’un 8000 : il neige, bonne nouvelle »
Bonne lecture !
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Source photo : Libération.fr Voyages