Posts tagged: François Damilano

Nous progressons en cordée sur le Manaslu en Himalaya

90 – Nous progressons en cordée, contrairement aux usages en Himalaya

90 – Nous progressons en cordée, contrairement aux usages en Himalaya

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Carte postale François Damilano – 29 mai (Népal)

Personnages de TardiLa carte de François Damilano de ce jour est saisissante.  Il revient sur le lundi 18 mai, dernier camp avant le sommet.

On croise dans son récit  « une sentinelle gelée« ,  des « silhouettes masquées et titubantes« , des personnages à la Tardi…

Le pays de l’oxygène rare est peuplé d’étranges créatures.

À vous de lire : « Chronique d’un 8000 mètres : Un champ de bataille »

Source : site Libévoyage - Illustration : Historial de la grande guerre/ Tardi

Message de Philippe, ce jeudi 28 mai, 13h (à Poitiers)

Flash back (épisode 4)

Jeudi 14 Mai : Beau temps glacial. Nous enfilons toutes les couches de vêtements que nous possédons. Nous avons finalement passé 6 nuits sous notre sérac, dont 4 de tempête, à nous demander combien de temps il nous restait à vivre… Chacun a géré l’angoisse à sa façon, mais nous avons pu continuer à boire nos 4 litres de neige fondue par jour et à nous alimenter correctement.

Enfin, nous montons à la vitesse de l’escargot à cause de la poudreuse accumulée et nous installons le camp à 6 400 mètres grâce à 2 allers-retours dans la journée.

Vendredi 15 Mai : Objectif : retrouver la tente pleine de matériels, du gaz notamment, que nous avions laissée avant la tempête. Nous avons les coordonnées GPS, mais à 20 mètres près, vagues. Un des sherpas est plus efficace que la haute technologie: sonde en bambou, intuition, il ne nous faut que 4 heures d’efforts avec de la neige jusqu’au cou.

Retour au camp 4. D’autres humains montés du camp de base, nous ont enfin rejoint. Une anecdote: selon Laurent, qui est resté plusieurs jours malade au camp de base, nous passions pour morts…

Samedi 16 Mai : Progression normale, nous installons le camp suivant à 6 800 mètres et faisons 2 portages (cela devient plus facile, le poids de nourriture à transporter diminuant).

Dimanche 17 Mai : Nous sommes encore cloués au camp, par le vent cette fois. 70km/h, rafales à plus de 100, la tente est définitivement l’espace de survie. Nous sommes réellement bien acclimatés et nous ne souffrons pas trop, contrairement aux cordées qui montent et descendent, s’épuisent, manquent d’alimentation et d’hydratation. Lorsqu’ils arrivent, ils ont tout juste la force de monter leurs tentes et s’écroulent alors qu’ils devraient boire 2 litres d’eau minimum ; c’est ce qui est arrivé à 2 italiens l’autre jour, l’un est mort de déshydratation et l’autre a été sauvé in extrémis par des médecins espagnols au camp de base.

Lundi 18 Mai : Mauvaise nuit à cause de deux débuts de gelure aux pouces, qui m’inquiètent. La journée est marquée par une autre péripétie. François veut nous filmer, il s’installe plus haut dans la pente. Ambiance tourbillon de neige à 50km/h, ce doit être effectivement très joli dans le soleil! Nous montons vers lui. Une énorme rafale nous cloue soudain au sol et son sac à dos qu’il avait posé sur la neige s’envole comme un fétu de paille. François hurle son désespoir, il a notamment à l’intérieur son panneau solaire, la connectique, sans parler des affaires de montagne. Par chance, son sac s’arrête 5 à 600 mètres plus bas ; il est quitte pour un nouvel aller-retour …

À demain !

Carte postale de François Damilano – 26 mai (Népal)

Photo François Damilano Libévoyage 26 mai 2009François Damilano, comme Philippe le fait depuis plusieurs jours, revient sur les événements des derniers jours de l’ascension du Manaslu. Beaucoup d’émotions pour ce passionné de haute montagne.

À vous de lire : Chronique d’un 8000: la solitude du guide

Photo : François Damilano - Libévoyages

Message de Philippe, dimanche 24 mai, 14 heures (à Poitiers).

Mercredi 20 Mai :  jour de grande frustration. Vers 7 700 mètres, alors que nous progressions allègrement, vers 7 heures 30, Paulo prend la décision de faire demi-tour ; elle s’applique à toute l’expédition, en dehors de François DAMILANO, également guide, qui décide de continuer. Il progresse une centaine de mètres et renonce à son tour « l’atmosphère est trop glauque » nous dit-il.

Nous démontons les tentes installées à 7 400 mètres et commençons la descente, dangereuse, sans visibilité, dans le cumulus qui noircit.

Vers 11 heures 30, nous repassons devant « Arthur », le grimpeur anonyme, mort, figé dans la glace à 7 300 mètres, qui salue de sa posture glacée d’appel à l’aide, les candidats au sommet.

Coup de théâtre, vers 13 heures 30, le ciel s’éclaircit, le beau temps s’installe pour tout l’après-midi nourrissant nos regrets et nos conversations :

– avons-nous fait une erreur de diagnostic météo? Yann, notre routeur météo à CHAMONIX, culpabilise ; il a lu trop tard pour nous en informer, que les cumulus du petit matin se dissiperaient, nous offrant un créneau conséquent pour monter au sommet.

– ne pouvait-on pas dormir une nuit de plus à 7 400 mètres? À cause des 4 jours de tempête, nous avons déjà ajouté 2 jours au process initial. Notre guide a estimé d’une part, que 18 jours à plus de 5 000 mètres étaient une épreuve qu’il ne fallait pas prolonger et d’autre part, que la logistique du retour ne permettait pas de perdre un troisième jour supplémentaire.

Faire l’ascension d’un 8 000 mètres, c’est comme entrer dans la cage du lion. Si on prend trop de risque, si on ne respecte pas le process et le calendrier défini à l’avance, on ferme derrière soi la porte de la cage et l’issue est inéluctable.

Pour ma part, avec 2 côtes cassées dès le 24 avril, j’ai cru longtemps ne pas être en mesure de poursuivre la course. Je ne suis pas trop déçu d’avoir du renoncer avec mes camarades à 7 700 mètres et vous raconterai dans les prochains billets les péripéties, les drames et les joies qui furent nombreux dans cette ascension.

À demain,
Philippe

Carte postale François Daminalo – 20 mai (Népal)

Le somment du Manaslu presque atteint (Photo F Damilano pour libévoyage)Presque… Quelle aventure tout de même !!!

Extrait :  « En fait, le mauvais temps est arrivé tout de suite. Beaucoup de blizzard, tout était très  sombre. On montait, montait, puis Paulo a décidé que la sécurité imposait de ne pas poursuivre. »

 

 

Pour lire la carte postale de FD (libévoyages): Chronique d’un 8000: le sommet enfui

Photo : libévoyages

Carte postale François Damilano – 19 mai (la suite)

La suite de la chronique de François Damilano, le guide caméraman de l’équipe Manaslu 2009, a été postée dans la soirée d’hier sur le site Libévoyages. On y apprend qu « un 8000, ça reste une entreprise difficile pour tout le monde ».Le film sur l'expédition sur le Manaslu projeté dans votre entreprise

Extrait : « …Les conditions de notre vie quotidienne sont dures. On est évidemment fatigués mais en revanche, on est tous en bonne santé, aucun de nous ne souffre de maux de tête ou de problème dû à l »altitude… »

Pour lire  la carte postale >>> Chronique d’un 8000 : « un 8000, ça reste une entreprise difficile pour tout le monde »

Carte postale François Damilano – 19 mai (Népal)

Photo Damilano - Manaslu2009 19  mai + texteObjectif sommet

Après le message de Philippe ce jour (voir ci-dessous), extrait de la brève chronique de François Damilano sur Libévoyages… en attendant une carte postale plus complète : « Il a fait beau aujourd’hui et nous devrions tenter l’ascension du sommet cette nuit ou demain matin très tôt. A plus tard ! »

>>> Chronique d’un 8000 : le téléphone satellite, ça ne marche pas toujours

Photo et texte : François Damilano/Libévoyages

Carte postale « exceptionnelle » de F. Damilano – 13 mai (Népal)

Après 48 heures très difficiles, François Damilano a tenu à envoyer un nouveau billet pour rendre compte des derniers événements de l’expédition himalayenne Manaslu 2009.

La nouvelle est tombée : Florent rentre !

« … Florent le Poitevin qui à cette heure-ci doit déjà être de retour à Katmandou. Ses douleurs cervicales, dues à un accident de moto, étaient telles qu’elles ne lui ont pas permis de continuer… »

Article complet  libévoyages, cliquez sur ce lien  : « Deux nuits très éprouvantes sous la neige mais le soleil revient »

Carte postale exceptionnelle de François Damilano 13 mai 2009

Photo : François Damilano - Manaslu 2009/Libévoyages

Carte postale François Damilano – 11 mai (Népal)

Des nouvelles de l’expédition Manaslu/Grobel. Entre 6 150 et 6 450 mètres. Camp 3 et camp 4.

Extrait :  » On commence à parler sur les flancs du Manaslu de « ce groupe bizarre »… »

Bonne lecture… avec des gants.

>>> Chronique d’un 8000: «Il neige, on se met à la cape»

photo F Damilano - Manaslu 11 mai 2009

source : photo F. Damilano - libévoyages