Camp de base du Manaslu

79 – Camp de base du Manaslu. Ambiance dramatique : un Italien de l’équipe internationale est mort de déshydratation dans un camp supérieur
18 avril - 31 mai 2009

79 – Camp de base du Manaslu. Ambiance dramatique : un Italien de l’équipe internationale est mort de déshydratation dans un camp supérieur
Billet paru ce jour sur le blog de Didier LavigneFrançois Damilano revient sur l’expédition Manaslu 2009 de Paulo Grobel. Extrait : « Le Manaslu (8163 m) est l’une des plus belles montagnes sur laquelle il m’a été donné d’évoluer en Himalaya ! «
Il annonce la sortie du film qu’il a tourné sur Florent, Philippe, Paulo et tous les Manaslu 2009. Extrait: « »Un 8000 à cœur ouvert » sera présenté en avant-première aux XIèmes rencontres du cinéma de montagne de Grenoble (2-6 novembre 2009) et au 1ères rencontre du cinéma de montagne de Gap (5-7 novembre 2009). »
Pour lire le billet en entier >> Quelques nouvelles au retour du Manaslu par François
Les Manaslu 2009 emmenés par Paulo Grobel s’attaquent au 8e géant du monde. Grandiose!
Crédit photo : Hubert Odier/Manaslu 2009
7.700 mètres, altitude maximale!
Mercredi 20 mai : nous sommes au dernier camp et nous ne souffrons pas des phénomènes habituels dus à l’altitude ; nous nous sommes bien acclimatés ; nous avons beaucoup diné et petit-déjeuné. Personnellement, je ne me sens pas atteint par des troubles du comportement et suis prêt à affronter le dernier jour d’escalade pour atteindre le sommet.
La nuit est très froide. Nous nous réveillons vers 3 heures ; il nous faut 2 heures pour nous restaurer et nous équiper avant de sortir de la tente. J’ai quelques inquiétudes, l’extrémité de mes deux pouces étant un peu gelée.
Nous partons, sereins, au lever du jour.
De ce camp 7, nous avons une vue extraordinaire : en dehors du Manaslu, il n’y a aucun sommet plus haut.
Nous progressons avec prudence sur la glace vive, mais rapidement ; nos sacs sont presque vides et nous sommes très motivés.
Vers 7 heures du matin, le ciel se charge douloureusement… La décision de Paulo n’est pas discutable: nous faisons demi tour!
Nous sommes à quelques 4 heures du sommet et nous vivons ce changement de direction comme une injustice, mais nous sommes tous vivants et en bonne santé!
Dans une prochaine chronique (en principe, demain), j’expliquerai plus précisément les raisons de notre renoncement à 500 mètres du but.

Vous avez sans doute remarqué les drapeaux multicolores qui figurent à côté du logo de l’expédition Manaslu 2009, dans le bandeau des gros titres du blog… Ce sont des drapeaux à prières. Les drapeaux de prières sont des panneaux colorés ou petites pièces de tissus rectangulaires souvent suspendues aux passages de cols et sommets dans la région de l’Himalaya notamment.
Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse ainsi dans l’espace.
Lors de la soirée départ organisée à Poitiers en février dernier, Paulo Grobel nous a confié qu’il en emmenait toujours dans son sac à dos « parce que c’est beau sur la photo… » et peut-être aussi pour attirer les faveurs des dieux gardiens du Manaslu ( Manaslu = « montagne de l’esprit » en sanscrit – voir billet « Manaslu – Le huitième sommet du monde).
Source : Wikipédia - drapeaux à prières
Nombre couramment admis, quatorze est assurément faux si on entend par sommet une cime bien individulisée et suffisamment distante d’une autre. Ainsi, Le Lhotsé Shar (8 400 m) ne serait-il pas qu’une antécime du Lhotsé ; le Yalung kang (8 505 m) un simple gendarme de l’arête du Kachenjunga ; le pic central de ce même Kachenjunga (8 482 m) qu’une simple pointe…?
Alors le Manaslu, sommet parfaitement indépendant, est-il le 8e sommet du monde ou le 5e? Quelle importance !! Il faudra pour Florent et Philippe gravir un à un les mètres qui conduisent au sommet.
Au pays de l’oxygène rare…
Ils sont quatorze et ce sont des géants.
Des géants de neige et de roc,
immaculés et indestructibles.
Au pays de l’oxygène rare…
dernière marche avant le ciel,
ils nous accueillent au plus près des Dieux.
Du sommet, notre regard embrasse l’horizon des Hommes
et se perd au plus profond de nous.
Du pays de l’oxygène rare…
nous reviendrons…,
forcement différent !
Extrait du site de Paulo Grobel
Situé au nord du Népal sur plus de 1 000 km, l’Himalaya se compose des plus hautes montagnes du monde (Manaslu -मनास्लु - 8 163 m,
signalé par un A). Il est né de la collision du contient indien et du continent tibétain. De masse volumique plus élévée, l’Inde s’est glissée sous l’Asie et l’a soulevée à des hauteurs vertigineuses, formant d’est en ouest une chaîne exceptionnelle.
A la même latitude que le Koweït, le Népal serait un pays chaud si l’altitude ne le refroidissait pas. S’il était au niveau des Alpes, l’Himalaya serait recouverte d’une immense calotte glaciaire. Au lieu de cela, les alpages montent jusqu’à l’altitude du Mont Blanc et les hommes ont appris à vivre à près de 4 000 m au dessus du niveau de la mer.
« Nos montagnes commencent là où les vôtres se terminent » disent justement les Népalais.
Pour en voir plus : rendez-vous sur google map et tapez « Manaslu, Népal » Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site de l’Ambassade de France au Népal