Posts tagged: Philippe Mahou

Entrée dans Manang, Dharapani, expédition Himalaya 2009

26 – Entrée dans le district de Manang, bouddhisme au nord, hindouisme au sud

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Quelques personnes rencontrées avant le départ

Fruity Sherpa, fille adoptive de François Damilano, assure la traduction

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Retour sur terre : image du jour (6 juin)

Quelques flocons de neige au mois de mai dans l’Himalaya….

Credit Hubert Odier Manaslu mai 2009 tentes sous la neigeCrédit photo : Hubert Odier/Manaslu 2009

Retour sur terre : message de Philippe – 2 juin (Poitiers)

 Message de Philippe, trois jours après son retour en France

« Poitiers, le 2 juin 2009

Chers amis, chers parents,

Hier soir bouleversé, j’ai lu l’intégralité des commentaires que vous avez postés sur le blog Manaslu 2009. Bouleversé, parce que j’ai mesuré combien vous avez suivi cette aventure, combien vous avez vibré à nos difficultés, et à nos douleurs.

Début d'une longue aventure du Manaslu 2009

Carnet de route : Katmandou - avril 2009 - l'aventure Manaslu commence pour Florent et Philippe...

Maintenant, je dois, nous devons avec Florent, « digérer » cet épisode exceptionnel de notre vie. Un des moments forts de cette « digestion » sera la venue de Paulo Grobel, fin juin début juillet autour d’une soirée « retour » qui nous permettra de vous raconter en mots et en images.

Merci à ma famille, Eliott mon fils aîné à Montréal, à mon frère Jacques à Tours. Merci aux familles de nos compagnons d’ascension qui ont contribué à faire vivre ce site. Merci à mes amis.

Merci à tous.

À très vite sur ce site pour d’autres photos.
Philippe »

100 m au dessus du niveau de la mer

Philippe est de retour à Poitiers depuis dimanche 31 mai.

En forme !

Il nous donnera ses premières impressions très très prochainement. En attendant et comme cadeau de bien »revenu »e : une  image prise lors de l’ascension, préparation du camp 4, très très au dessus du niveau de la mer.Philippe Mahou, Manaslu mai 2009 prépa camp4

Message de Philippe, vendredi 29 mai 18h (à Poitiers)

Dernière nuit à Katmandou…

Flash back (épisode 5 et fin)

Mardi 19 Mai : Nuit correcte. Beau temps. Levé 5h, départ 6h pour le dernier camp à 7400m. Hier, Luc a renoncé et est redescendu avec un sherpa. La neige devient glace, bleue, beaucoup plus dangereuse. Nous arrivons sur le dernier plateau et sommes accueillis par un alpiniste mort, qui tend la main comme pour appeler à l’aide. Séquence frisson.
Nous croisons de nombreuses tentes écrasées, j’ai l’impression d’entrer dans un cimetière. On croise quelques zombis avec des masques à oxygène qui arpentent tant bien que mal, cette immense surface de glace, casse-gueule au possible.
D’une dizaine de tentes émergent ici et là des soupirs de douleurs de ceux qui vont devoir passer une nuit à cette altitude.
L’ensemble nous fait grosse impression, je suis assez angoissé… pourtant notre petite équipe est en excellente santé et nous sommes déterminés à réussir le sommet demain. Vous connaissez la fin de l’histoire…

Aujourd’hui 29 mai : dernière nuit à Katmandou avant de reprendre l’avion.

Je veux remercier tous nos sponsors et leur donner rendez-vous fin juin pour la soirée de retour.
Un petit coucou à Fabienne et à sa famille, à Enzo et à l’équipe d’Oasis, un énorme bisou à toute l’équipe du Love Money et à notre webmaster.

Pour répondre à une question par rapport à la déception du sommet, une réponse: on est vivant, on peut apprécier ce qui a été vécu et on peut recommencer.

Dans quelques jours les premières photos de l’expédition (merci Michel).

À très vite,
Philippe

Au jour le jour : le pays de l’oxygène rare

Pour prolonger les « Flash back de Philippe » et mieux appréhender les conditions extrêmes dans lesquelles nos deux alpinistes ont vécu :

Florent et Philippe  ont affronté un phénomène physique qui devient redoutable dès lors que l’on est en altitude extrême (+ 5 000 m) : l’hypoxie. Elle entraîne le mal des montagnes, plus ou moins aigu.

La définition de l’hypoxie

L’être humain a besoin d’oxygène pour vivre. Cet oxygène contenu dans l’air est transporté par l’hémoglobine, contenue dans nos globules rouges, et constituant de notre sang.

Si l’apport en oxygène diminue, le sang transporte moins d’oxygène : c’est l’hypoxie. C’est une forme d’asphyxie de notre organisme et des tissus qui le composent entraînant une souffrance cellulaire en particulier aux niveaux cérébral et pulmonaire.

L’hypoxie et l’effort physique

Gouttes de sangLorsque l’altitude augmente, la pression atmosphérique diminue. Lorsque la pression atmosphérique diminue, la pression partielle de l’oxygène dans l’air ambiante diminue. Conséquence : il passe une moins grande quantité d’oxygène dans le sang.

L’oxygène est indispensable à l’effort musculaire, l’hypoxie diminue la performance sportive.

À 5000 m le volume d’oxygène est diminué de 30% ; à 8 000 m de 70%. Pour compenser cette rareté d’oxygène, l’organisme a besoin d’un nombre plus important de globules rouges.

 L’acclimatation progressiveIllustration montagne

Les 10 jours de trek avant l’ascension ont permis aux organismes des équipiers Manaslu 2009 de multiplier leurs globules rouges et d’affronter les derniers 3 000 m de dénivelé dans les meilleures conditions possibles.

L’expérience de Florent et Philippe nous enseigne qu’il existe une grande variabilité individuelle dans la réponse à l’altitude. Pour éclairer la décision de Paulo Grobel, il faut également savoir que pour l’homme, la vie permanente au delà de 4 000 m n’est pas possible ;  l’état de santé, après une phase d’acclimatation, se dégradant au fur et à mesure que le séjour se prolonge.

Message de Philippe, ce jeudi 28 mai, 13h (à Poitiers)

Flash back (épisode 4)

Jeudi 14 Mai : Beau temps glacial. Nous enfilons toutes les couches de vêtements que nous possédons. Nous avons finalement passé 6 nuits sous notre sérac, dont 4 de tempête, à nous demander combien de temps il nous restait à vivre… Chacun a géré l’angoisse à sa façon, mais nous avons pu continuer à boire nos 4 litres de neige fondue par jour et à nous alimenter correctement.

Enfin, nous montons à la vitesse de l’escargot à cause de la poudreuse accumulée et nous installons le camp à 6 400 mètres grâce à 2 allers-retours dans la journée.

Vendredi 15 Mai : Objectif : retrouver la tente pleine de matériels, du gaz notamment, que nous avions laissée avant la tempête. Nous avons les coordonnées GPS, mais à 20 mètres près, vagues. Un des sherpas est plus efficace que la haute technologie: sonde en bambou, intuition, il ne nous faut que 4 heures d’efforts avec de la neige jusqu’au cou.

Retour au camp 4. D’autres humains montés du camp de base, nous ont enfin rejoint. Une anecdote: selon Laurent, qui est resté plusieurs jours malade au camp de base, nous passions pour morts…

Samedi 16 Mai : Progression normale, nous installons le camp suivant à 6 800 mètres et faisons 2 portages (cela devient plus facile, le poids de nourriture à transporter diminuant).

Dimanche 17 Mai : Nous sommes encore cloués au camp, par le vent cette fois. 70km/h, rafales à plus de 100, la tente est définitivement l’espace de survie. Nous sommes réellement bien acclimatés et nous ne souffrons pas trop, contrairement aux cordées qui montent et descendent, s’épuisent, manquent d’alimentation et d’hydratation. Lorsqu’ils arrivent, ils ont tout juste la force de monter leurs tentes et s’écroulent alors qu’ils devraient boire 2 litres d’eau minimum ; c’est ce qui est arrivé à 2 italiens l’autre jour, l’un est mort de déshydratation et l’autre a été sauvé in extrémis par des médecins espagnols au camp de base.

Lundi 18 Mai : Mauvaise nuit à cause de deux débuts de gelure aux pouces, qui m’inquiètent. La journée est marquée par une autre péripétie. François veut nous filmer, il s’installe plus haut dans la pente. Ambiance tourbillon de neige à 50km/h, ce doit être effectivement très joli dans le soleil! Nous montons vers lui. Une énorme rafale nous cloue soudain au sol et son sac à dos qu’il avait posé sur la neige s’envole comme un fétu de paille. François hurle son désespoir, il a notamment à l’intérieur son panneau solaire, la connectique, sans parler des affaires de montagne. Par chance, son sac s’arrête 5 à 600 mètres plus bas ; il est quitte pour un nouvel aller-retour …

À demain !

Message de Philippe, ce mercredi 27 mai, 15h30 (à Poitiers)

Flash back (épisode 3)

Lundi 11 Mai : réveil inquiétant, il a tellement neigé que le double toit de la tente que je partage avec Paulo et Luc, est déchiré. Il est tombé plus de 2 mètres. Nos tentes sont complètement ensevelies et nous devons pelleter pour éviter que pareille mésaventure ne se reproduise.

Vers 13 heures 30, le sérac qui nous protége, se purge et notre petit camp est enseveli sous une nouvelle avalanche de neige. Par chance, aucune tente n’a cédé cette fois. Nous reprenons les pelles et déplaçons nos abris de survie de quelques mètres pour tenter d’éviter ces purges importantes. Toute la nuit, nous écoutons la montagne et craignons une nouvelle avalanche plus importante qui pourrait nous ensevelir.

Mardi 12 Mai : vers 3 heures 30, il neige toujours, Paulo nous demande de dégager une nouvelle fois nos tentes. Nous nous équipons et sortons dans la tempête pour préserver notre espace de vie. Cela nous change de l’inquiétude, de l’angoisse, en nous obligeant à nous activer et à penser à autre chose.

Nous finissons le pastis!

Mercredi 13 Mai : au matin, la tempête s’arrête enfin. Nous avons vécu près de 3 jours dans l’expectative ; attendre de la sorte est une expérience inoubliable! Nous nous dissipons pour commencer à tracer une nouvelle voie d’accès vers le haut. Les 2 mètres de neige ont tout gommé, tout recouvert. Comme un peloton cycliste face au vent, nous nous relayons par tranche de 5 minutes, c’est éreintant! Nous progressons de 200 mètres de dénivelé tout au plus.

À demain !

NB : aujourd’hui, 27 mai, nous venons d’arriver à Katmandou, c’est la première douche depuis un mois… Les pouces guérissent, je n’ai plus d’inquiétude à ce sujet.

Au jour le jour : vous et le blog Manaslu 2009

Des commentaires passionnésblog

75  articles (billets de Philippe et Florent, cartes postales de François Damilano, billets thématiques…) et près de 200 commentaires postés sur le blog Manaslu 2009 depuis le début de l’expédition. Des commentaires sous forme de messages adressés à Florent, Philippe et autres membres de l’équipe Grobel/Manaslu 2009 : Paulo, François, Luc, Laurent, Pierrol…. Des messages envoyés par la famille, les amis, des passionnés de montagne, des anonymes, des esprits critiques (parfois)…

Tous ces commentaires ont donné à l’aventure himalayienne de Florent et Philippe une vraie dimension émotionnelle. Ils ont permis de patienter en attendant les nouvelles de nos grimpeurs, de partager les impressions et les inquiétudes, de permettre à Florent et Philippe (dès son retour) de mesurer la ferveur qu’ils ont suscitée.

Un rendez-vous quotidien

Ces dernières semaines, vous avez été entre 250 et 300 par jour à venir prendre des nouvelles des Himalayistes soit près de 3 000 visites sur la phase finale de l’ascension (14-24 mai). Le blog a enregistré un pic de fréquentation les 19 et 20 mai pour le billet de Philippe en direct du camp 7 à la veille de la tentative d’ascension du sommet : 800 internautes sur deux jours.

Centre presse, Libévoyages, Mond’école (site des enfants scolarisés au Cned), le site de nos partenaires (liste en colonne de droite)… ont fait des liens vers le blog Manaslu 2009.

Le blog continue !

Philippe va envoyer des billets en direct du Népal jusqu’au 3O mai, date de son embarquement pour la France.

À partir de début juin, le blog va permettre à nos deux Himalayistes de nous en dire plus en mots et en images... et d’annoncer des dates de rencontres.

MERCI

À très vite  donc !

Webmaster du site : Philippe Ringuet

Thème WordPress par Philippe Ringuet