Flash-back (épisode 1)
Lundi 4 Mai : du camp de base (4 900 mètres), nous montons au camp 1 (5 400 mètres), sous le régime soleil jusqu’à midi, neige l’après-midi ; il tombe entre 10 et 20cm tous les jours. Nous finissons le pain de Jacques Mahou, qui aura tenu 3 semaines! Il est merveilleux!
Mardi 5 Mai : montée au camp suivant (5 650 mètres) camp 2. Installation sommaire. Florent souffre de la tête.
Mercredi 6 Mai : journée de portage entre les camps 1 et 2. Nous assurons nous-mêmes une partie essentielle du portage contrairement aux autres expéditions « clés en mains ». Très belle montée entre les séracs, très impressionnante. Nous souffrons quasiment tous d’un début de mal aigu des montagnes (MAM), que nous traitons à l’aspirine avec succès.
Jeudi 7 Mai : 4 heures de marche entre les séracs du glacier et quelques passages bien raides équipés de cordes fixes que nous laissons au profit de la technique alpine traditionnelle (piolets et crampons). Nous installons le camp 3 à l’abri d’un sérac de 30 mètres qui devrait nous protéger des jours de mauvais temps attendus. Florent souffre toujours de la tête et se demande s’il pourra continuer.
À demain!
Tags: 4900, 5400, 5650, camp 1, camp 2, camp 3, camp de base, Florent Valleise, liaison satellite, mal aigu des montagnes, Philippe Mahou, Séracs
Trek retour (J32-40) | Rédacteur |
25 mai 2009 20:09 |
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Lever 6h30, nous partons de SAMA GAON vers 7h45. Montée douce au milieu des porteurs, une vingtaine au moins, beaucoup de femmes et d’enfants. Arrivée vers 14 heures au camp de base à 4 900 mètres.
Après une longue remontée de moraines face à l’antécime du Manaslu, on voit très bien les traces qui contournent les séracs vers le sommet. Nous nous sommes élevés au-dessus d’un lac vert-émeraude, à moitié gelé, pris en bordure du glacier, avec de temps en temps d’énormes chutes de séracs qui font un bruit terrible.
Un enfant qui porte une petite charge, me demande sans arrêt à boire, il engloutit les lampées de thé que je lui verse dans la bouche.
Sortis de moraines, neige et à quelques 100 mètres, des drapeaux et des tentes partout: c’est le camp de base du Manaslu. Il doit y avoir une dizaine d’expéditions (les sommets Tibétains sont fermés). Nous rencontrons Laurent TERRAY qui est avec une expédition internationale. Ils sont au camp de base depuis trois semaines. Il y a eu très peu de tentatives de sommet à cause de la neige et du vent. 5 réussissent néanmoins ces deux derniers jours: un Tchèque, deux Coréens, un Portugais et un Iranien.
À partir de 17 heures, il se met à neiger, mais nous avons des spaghettis pour dîner…